Zoom sur l’employé boomerang



Le recrutement boomerang est en hausse, notamment en raison du confinement qui oblige les DRH à recruter différemment. “Tandis que 15 % de nos 1 500 entreprises clientes avaient réembauché des salariés en 2019, sur les neuf premiers mois de l’année 2020, on est déjà à 22 %”, a assuré Oualid Hathroubi, directeur du cabinet de recrutement Hays Paris au Journal Le Monde.


En raison de la crise sanitaire et économique, de nombreuses personnes risquent de se retrouver sans emploi. Et certaines d’entre elles n’hésiteront pas à frapper à la porte d’un ancien employeur, ressentant le besoin de retrouver une certaine stabilité professionnelle et psychologique.


Les salariés boomerang représenteront probablement le grand phénomène RH des prochaines années, notamment chez les cadres. Les entreprises ont tout intérêt à s’y intéresser.



Quels avantages pour le collaborateur boomerang ?

  • Retourner dans son ancienne boîte est rassurant puisqu’on arrive en terrain connu : on connaît les process, les collègues, la culture, etc. C’est un peu comme si l’on rentrait à la maison !

  • Partir et revenir peut être bénéfique en termes d’évolution de carrière. On peut par exemple négocier son salaire ou monter en compétences plus rapidement que si l’on était resté au sein de l’entreprise depuis le début.

  • On se sent parfois plus confiant car fort de nouvelles expériences acquises au cours des mois ou années précédentes.


Et côté employeur ?

  • Réembaucher un ancien collaborateur rassure : on connaît sa manière de travailler. Si la première expérience s’est bien passée ; il y a fort à parier que la deuxième embauche sera une réussite.

  • Le salarié qui revient est riche de nouvelles expériences, d’autres méthodes de travail et d’une expertise renforcée : une vraie richesse pour l’entreprise.

  • Un collaborateur boomerang qui a quitté l’entreprise de son propre chef décide également lui-même de revenir. Il est donc, de ce fait, réellement motivé. Il connaît les bons et les mauvais côtés de votre entreprise : s’il décide de revenir, c’est qu’il vous fait confiance.

  • Il vous faut penser et imaginer un parcours d’intégration adapté à cette situation spécifique : on le nomme le parcours de réintégration.

Bien sûr on évite de réintégrer une personne qui posait problème lors de sa première embauche. La réintégration ne doit pas se faire à n’importe quel prix !



Comment encourage-t-on ses anciens collaborateurs à revenir ?

  • Animez vos réseaux sociaux d’entreprises pour qu’ils pensent régulièrement à vous en voyant vos posts sur son fil d’actualités LinkedIn par exemple.

  • Animez un réseau des anciens, on appelle cela un réseau d’alumni.

  • Faites savoir que vous êtes prêt à réintégrer des anciens !

  • Reprenez directement contact avec les personnes que vous aimeriez avoir à nouveau au sein de vos équipes.


Voici quelques conseils pour une remise en route réussie dans l’entreprise :

  • Accepter que comme vous, le salarié a évolué. Cette donnée est à prendre en compte absolument.

  • Repartir à zéro et effacer l’ardoise du passé

  • Ne pas vous positionner en sauveur : l’entreprise ne va pas “sauver” le collaborateur de sa situation (chômage par exemple), de même que le collaborateur ne pas “sauver” l’entreprise avec ses nouvelles connaissances.

  • Ne pas avoir d’attentes déraisonnables

  • Ne pas proposer le même poste dans la même équipe pour éviter l’impression d’un retour en arrière

  • Utiliser le process de recrutement standard pour vous assurer que vous êtes toujours sur la même longueur d’onde


Si vous souhaitez vous faire aider pour accompagner au mieux vos salariés boomerang, envoyez nous un message à celina@kaleidoscope-mgt.com !


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